Languidic et l’entente BDM en mission : cap sur les quarts de finale !
Il ne reste plus qu’elles. Dernières représentantes bretonnes encore en lice, les joueuses de l’équipe Senior Féminine Départementale du Club de Languidic et de l’équipe Senior Féminine Régionale des clubs de Locmaria/ Plougonvelin portent désormais toute une région dans cette Coupe de France. Et quelle aventure !
BILLET VALIDÉ POUR LES QUARTS DE FINALE
Dans une ambiance des grands soirs, les seniors féminines de Stiren Languidic ont validé leur billet pour les quarts de finale après une victoire contre Morlaix/Plougonven HB, portées par un public en fusion. Un succès collectif, plein d’émotions, qui récompense un parcours déjà remarquable et qui, en cas de qualification, les mènera vers une demi-finale qui s’annonce prometteuse. Les joueuses d’Émilie Moniez Catrou, responsable de la filière féminine du club, affronteront l’équipe de Plaisir-les Clayes (78) sur les terres bretonnes puis enchaîneront avec un deuxième match l’après-midi selon le résultat du matin.
Concernant les joueuses de l’Entente Bout du Monde (Locmaria), les huitièmes de finale ont été particulièrement disputés face à Pays d’Auray Handball. À la mi-temps, les deux équipes étaient dos à dos (11-11), sans qu’aucune ne parvienne à prendre l’avantage. Mais grâce à leur abnégation et leur détermination, les joueuses d’Ewen Verveur ont su faire la différence en seconde période et décrocher leur qualification pour les quarts de finale. Elles affronteront ainsi le HBC Mamers (72) le dimanche 5 avril à 14h00, avant d’éventuellement enchaîner avec un second match en fonction du résultat.
À deux matchs d’une potentielle finale à Bercy, le rêve est plus vivant que jamais. Et c’est avec ambition, mais aussi humilité, que les deux collectifs abordent cette dernière ligne droite.
ENTRETIEN AVEC ÉMILIE MONIEZ CATROU ET MANON GILLOUARD
Quelle a été votre première réaction au coup de sifflet final ? Une immense fierté, beaucoup d’émotions, et le sentiment d’avoir franchi un cap important. On a senti que le groupe venait de valider tout le travail engagé depuis le début de saison.
Comment décririez-vous l’état d’esprit du groupe avant ce quart de finale ? Le groupe est très sain, très engagé et vit très bien. Il y a énormément de travail à l’entraînement, beaucoup d’exigence et une vraie envie de se dépasser. Les joueuses donnent énormément, elles croient au projet et progressent ensemble à chaque séance. C’est clairement une des grandes forces de l’équipe.
Est-ce que la finale devient un objectif assumé ? On avance étape par étape, mais oui, on y pense forcément. On sait qu’on va devoir battre les meilleures équipes pour y parvenir. Aujourd’hui, on est à deux matchs d’une finale, donc on entre pleinement dans cet objectif.
Vous avez été portées par une ambiance incroyable, que souhaitez-vous dire à vos supporters ? Un immense merci. On a déjà vécu quelque chose de fort à Lorient avec une vraie marée rouge et noire. Leur présence nous a énormément aidées. Aujourd’hui, on va encore plus avoir besoin d’eux à Rennes.

— Émilie Moniez Catrou, Responsable filière féminine départementale
Comment abordez-vous ce quart de finale : excitation, pression, envie de tout donner ?Nous abordons ce QDF avec beaucoup de sérénité, comme depuis le départ de la compétition : sans trop se prendre la tête. Bien sûr, il y a de l’excitation et une vraie envie de tout donner. On n’est pas un club historiquement tourné vers la Coupe, donc on a pris les matchs les uns après les autres avec simplicité. Le fait de jouer à Rennes, dans notre région, c’est un vrai plus ! On sait qu’on aura nos supporters avec nous et ça nous donnera encore plus de motivation ! Forcément à deux matchs du « rêve », on ne peut pas s’empêcher d’avoir Bercy dans un petit coin de la tête mais on reste focus sur le QDF . On a créé des tee-shirts collector pour nos supporters pour le quart de finale. On les appelle LE MUR VERT ou LA VAGUE VERTE ! Peu importe l’issue de cette journée, ce seront des souvenirs gravés à vie !
Comment décririez-vous l’état d’esprit du groupe avant ce quart de finale ? L’état d’esprit du groupe est génial ! On travaille sérieusement à l’entraînement et tout le monde est impliqué. Nous avons un collectif de plus d’une trentaine de joueuses sur l’ensemble de l’entente Bout Du Monde et chacune donne le maximum que ce soit en championnat ou pour la coupe, c’est hyper excitant et stimulant de pouvoir jouer sur deux compétitions ! Même les joueuses qui ne sont pas dans le groupe des 14 pour la Coupe restent pleinement investies : elles s’entraînent avec nous toute la semaine et seront présentes à Rennes pour nous soutenir. C’est fort humainement et ça montre la solidité de notre collectif. C’est clairement une aventure qui crée des souvenirs gravés à vie SUR mais également EN DEHORS du terrain !
Qu’est ce que cette qualification en quart de finale de la Coupe De France représente pour vous ? L’Entente Bout Du Monde a été créée en 2019 entre les clubs de Locmaria Handball et Plougonvelin Handball pour rassembler les forces vives du territoire et cette qualification montre que le projet fonctionne tant sportivement qu’ humainement.
La Coupe De France reste une compétition particulière, avec une dimension plutôt émotionnelle et dans ce type d’aventure on sait qu’on ne peut aller loin qu’avec un collectif solide et uni ! C’est donc une fierté d’en être là !
Ressentez-vous une fierté particulière à représenter la Bretagne à ce stade de la compétition ? On a à cœur de porter haut les couleurs bretonnes mais surtout de montrer une belle image de ce sport : l’esprit d’équipe, la solidarité et la combativité. Et au passage, on espère aussi donner de la visibilité à notre entente et inspirer nos petites jeunes pousses qui prendront la suite un jour ! Forcément, la Bretagne est une terre de handball, avec une culture forte donc c’est une fierté de représenter notre région et plus particulièrement notre département (le 29, on est tous un peu chauvins 😄 !)

— Manon Gillouard, Joueuse de l’Entente du BDM






TOUS DERRIÈRE LES BRETONNES !
Le rendez-vous est pris. Supporters, bénévoles, partenaires, amoureux du handball breton : l’heure est à l’unité. Parce que ces moments sont rares. Parce qu’ils méritent d’être vécus pleinement. Et parce que derrière ces équipes, c’est toute une région qui espère continuer à rêver.
Dimanche 5 avril, plus que jamais, il faudra donner de la voix.